Toponimo

Aïn Golea / Glia

Posizione

36.48° N, 9.329° E, h. 407 m.

Le sommet et les pentes abruptes de la roche calcaire du kef Glia en forme d’une longue et étroite langue émergent de 230 m sur le tracé de la voie d’accès à la vallée Khalled.

Descrizione

Maintes portions de la roche calcaire affleurante présentent des traces d’extraction de la pierre et des tentatives d’extraction. Des citernes ont été construites dans plusieurs lacunes laissées par l’extraction des blocs de pierre. Caniveaux, escaliers, seuils et un petit bassin ont été sculptés dans la roche vive. Les structures du plateau sont sévèrement endommagées par des gourbis et une Mzara de l’époque moderne, concentrés au secteur nord-ouest et sur la pente nord. Un mur à sec visible sur la pente nord-est et nord-ouest composé de grands blocs irréguliers pourrait être construit pendant l’occupation byzantine. Sur le bord sud-ouest on observe l’angle d’un grand édifice en opus quadratum de blocs bossés, qui semble aligné avec un mur à sec. Un édifice carré de plus petites dimensions avec des angles en opus quadratum bossé émerge au centre du plateau; parmi les pierres éparses l’on note quelques fragments de corniches moulurées et d’un chapiteau corinthien.

Cinq citernes émergent encore sur la pente nord (1-5) et deux au centre du côté ouest du plateau (6-7). Les citernes sont reconnaissables grâce aux angles intérieurs arrondis, au revêtement d’enduit étanche de tuileau sur les parois et les pavements. Les murs en opus vittatum vers la colline furent construits contre le terre-plein. Maintenant la terre est érodée, le mur rendu visible présente une surface non lisse. La citerne (1), sur le côté nord-est, est de dimensions petites comme les citernes (2) et (5). Seulement trois murs appuyés non en sens perpendiculaire, mais à 100110° sont conservés.

Citerne (2) avait le mur est bien en vue, donc sa surface est élaborée parfaitement en opus vittatum. Les murs sud et ouest étaient construits au contraire contre le terre-plein et présentent le joint horizontal entre le mur et l’imposte de la voûte. Le pavement est partiellement coupé dans la roche vive et partiellement construit de façon solide d’éclats en calcaire blanc mixtes avec la chaux. Ce type de pavement couvre aussi partiellement la roche vive aplanie. Le revêtement pariétal d’enduit étanche de tuileau est conservé relativement bien. Le large escalier taillé dans la roche passe et vire devant cette citerne. Un canal est taillé dans la roche à l’ouest de la citerne. Les blocs équerrés qui renforcent les angles extérieurs ont été enlevés.

Le long mur du fond de la citerne (3) vers la colline est double: on observe deux orthostates posés entre le mur en opus vittatum entièrement visible et le terre-plein de la colline. Les angles nord-ouest et sud-ouest étaient renforcés par des orthostates qui devaient constituer les coins jusqu’au sommet du mur. Trois autres orthostates sont insérés dans l’opus vittatum du mur nord exposé à la vallée. Le mur oriental est construit contre une paroi taillée dans la roche et pour cette raison il n’a pas d’orthostates aux angles. Le pavement de la citerne est encore enterré. La citerne était divisée en deux camerae, la camera ouest, la plus petite, conserve son revêtement pariétal sur la paroi du fond sud; la camera est conserve le revêtement d’enduit étanche de tuileau sur la paroi est. Quelques murs en opus vittatum intercalés d’orthostates, partiellement appuyés sur la roche vive en haut et en bas par rapport à la citerne, sont maintenant rasés; ils nous informent que le réservoir faisait part d’une structure plus grande.

Citerne (4) se trouve à un niveau inférieur, en ligne avec la citerne 3. Citerne (4) conserve le long mur de fond en opus vittatum sans orthostates, appuyé à la roche ainsi que l’imposte de la voûte à baril encore revêtu d’enduit traité à coups de bâton horizontaux imprimés pour le consolider. Aussi les deux brefs murs latéraux sont en opus vittatum, sans orthostates; ils conservent partiellement la lunette de la voûte à baril; ils ont été construits contre le terre-plein maintenant partiellement érodé. Le mur nord exposé à la vallée, n’est pas conservé. Le pavement est enterré.

Citerne (5) construite dans la partie haute de la pente nordouest diffère des autres par l’axe qui est perpendiculaire par rapport à la colline. Les murs conservés sont d’une hauteur considérable, le côté extérieur des murs caractérisés par une surface inégale était construit contre le terreplein, maintenant érodé.

Citerne (6) est placée sur le plateau, le mur extérieur est conserve encore une grande partie de son parement jusqu’à l’imposte de la voûte: 6 assises de moellons réguliers en opus vittatum; le mur extérieur ouest a perdu son parement (peut-être parce que plus exposé aux tempêtes nord-ouest, ou bien il était entièrement enterré) et présente deux grands trous. Par l’absence du parement, le joint horizontal entre le mur et la voûte est très évident. Le mur bref nord est enterré, le mur sud est détruit, peut-être par des visiteurs modernes qui usent la structure comme abri. L’enduit étanche du revêtement des parois et de la voûte est relativement bien conservé. La couche de préparation d’enduit blanc présente de petites empreintes horizontales des coups de bâton qui devaient le consolider.

Citerne (7) se trouve proche de la citerne (6), sur le bord ouest du plateau. La citerne est construite avec l’axe long perpendiculaire à l’axe du plateau; elle se distingue des autres par la présence d’un orifice de puisage semi-circulaire, visible à cause de la niche dans le mur bref oriental de la citerne. Le mur bref occidental, arasé à fleur de sol, présente encore un robuste bloc bossé sur l’angle sudouest. L’érosion a mis au jour aussi la section du pavement d’opus signinum. Les longs murs latéraux sont partiellement écroulés dans la citerne.

- Un trou carré taillé dans la paroi rocheuse derrière la ferme de l’époque coloniale pouvait servir au logement d’un levier en bois destiné à presser des olives contenus en scourtins. Le mur ouest du torcularium est arasé à même le sol. Un deuxième trou carré dans la roche (0,20 x 0,20 m; prof. 0,10 m) se trouve au niveau supérieur du secteur nord-ouest. Les olives devaient provenir de la zone du plateau; on aurait eu besoin de trop de forces pour les transporter à partir des champs en contrebas. Pour les trois contrepoids et le cylindre épars ex situ dans le site v. infra.

- Les pièces derrière la ferme coloniale sont construites en opus vittatum sans orthostates. L’intérieur des pièces est revêtu d’enduit. Des éléments pour interpréter la fonction des pièces ne sont pas à disposition.

- Un grand édifice de plan rectangulaire orienté suivant l’inclinaison de la pente (son axe long est parallèle aux courbes altimétriques de la pente) est construit entièrement en opus vittatum, sans orthostates. Les coins sont en petits moellons en forme de parallélépipède, taillés avec plus de soin que les moellons des parements. L’édifice peut être interprété comme siège de thermes sur la base de la niche rectangulaire du côté sud de l’abside, qui traverse la hauteur entière du mur et pourrait avoir servi au logement des tuyaux qui conduisaient l’air et la fumée chauds sortant du praefurnium du pavement, le long de la paroi allant vers le haut. L’ouverture en bas de la paroi nord de l’abside peut être interprétée comme le canal qui faisait circuler l’air et la fumée chauds dans l’hypocaustum entre les deux pièces contigües. Une ouverture similaire est présente dans la pièce contigüe. Les pièces chaudes des thermes seraient placées dans la partie naturellement plus chaude, c.-à-d. dans le quartier exposé au sud-ouest. Le revêtement d’enduit étanche de tuileau des parois n’est pas en contraste avec cette interprétation, mais il faut prendre en compte que ce type de revêtement est généralisé, l’on l’observe aussi par exemple dans l’église de l’henchir Redès (site 572). L’abside pourrait correspondre à la schola labri. L’abside contient aussi une grande fenêtre qui serait une indication contraire à l’interprétation de caldarium, mais la fenêtre faisait entrer aussi le soleil qui pouvait augmenter la température de la pièce. La schola labri était normalement illuminée par une fenêtre, aux dimensions plus petites dans les thermes attestés dans la péninsule italique (dans la zone vésuvienne), qui sont d’une époque plus antique. La partie rectangulaire de la salle absidale était couverte d’une voûte d’arête. Le mur sud-est conserve une grande partie de la lunette, encore revêtu d’enduit de tuileau et un grand fragment de la voûte avec la côte entre deux voiles, effondré dans la pièce. Comme d’habitude l’enduit présente les brèves empreintes horizontales des coups de bâton destinées à le consolider et à l’ancrer à la couche superficielle. Un autre fragment de la voûte écroulée contient le cintre de l’arc composé de deux séries superposées de moellons. La salle rectangulaire orientale en face de la salle à abside était couverte d’une voûte à baril; sa fonction, comme celle des autres salles n’est pas évidente sans fouille.

- La paroi rocheuse à l’ouest de citerne (4) a été renforcée par un mur de soutènement en opus vittatum, évidemment pour éviter les glissements.

- L’espace carré créé par l’enlèvement des blocs équerrés entre les citernes (2) et (3) est pourvu de canaux dans les parois verticales, qui devaient convoiter l’eau dans une espèce de lavabo. Le canal dans la paroi orientale est vertical, les deux canaux dans la paroi du fond, vers le sommet du kef, sont disposés en V, dont la pointe inférieure surmonte le lavabo pourvu d’une cuvette hémisphérique de décantation au fond.

- La massive base carrée le long de la piste actuelle pourrait appartenir à un mausolée ou à l’arc mentionné par Carton. Les robustes blocs équerrés bossés qui formaient les coins de la structure sont en grande partie enlevés. Le parement est en opus vittatum plutôt régulier.

- Des traces d’extraction sont évidentes au sommet de la colline sur la superficie d’une roche émergeante, déjà exploitée au nord. On traçait des rainures à section en V à la surface de la roche pour décrire la forme du futur bloc, dans ce cas un haut orthostate. Puis des encoches à queue d’aronde sont taillées à petites distances dans le fond de la rainure; les encoches devaient loger des queues d’aronde en bois ou en métal pour faire éclater la roche et libérer le bloc. Les encoches à queue d’aronde sont de forme et de profondeur inégales, aussi les distances entre elles sont diverses.

- Immédiatement à l’est de cette petite carrière est un robuste mur en opus vittatum perpendiculaire par rapport au sommet du kef, auquel est appuyée une petite abside ou niche basée sur la roche de sa moitié nord. La structure, rasée à même le sol, ne permet pas l’identification de sa fonction.

- Dans le quartier au-dessous de l’angle nord-ouest du kef émerge une pièce ou une citerne de plan rectangulaire installée dans une lacune laissée par la carrière. La pièce est pourvue d’un canal d’adduction taillé dans la roche du côté long vers le sommet du kef. Un seuil ou un appui de fenêtre à un seul volet du côté est, orienté suivant le côté long de la carrière, est taillé dans la roche. Le volet devait s’ouvrir vers la vallée, vers l’intérieur de la pièce/citerne. Un canal perpendiculaire par rapport à la rainure du volet servait à évacuer l’eau. La fonction du seuil ou de l’appui n’est pas évidente; la qualité du calcaire laisse à désirer. La crapaudine circulaire du tourillon du pivot montre tout de même une utilisation intense du volet. Un seuil monolithe à deux volets du côté bref oriental de la pièce donnait accès à la pièce adjacente; le seuil est en ligne avec un robuste orthostate posé à un niveau légèrement inférieur et appartient à une structure édifiée en opus africanum au nord, au-dessous de la pièce taillée dans la roche.

- Un autre seuil est taillé dans la roche au secteur nord-est de la même pente. Ce seuil est pourvu de deux rainures à rampe qui montent vers le milieu du seuil, où une gâche carrée servait au logement du verrou vertical. Les trous rectangulaires dans le ressaut du seuil servaient au logement des montants en bois de la porte. Les contours irréguliers du seuil et sa forme légèrement à segment de cercle s’expliquent par la nature de la roche calcaire.

- Beaucoup d’éléments monolithe se trouvent épars sur le site: trois contrepoids, dont un remployé en position verticale proche de deux orthostates au centre du plateau, un autre à extrémité brève taillée est déposé sur le bord est, le troisième au secteur sud du plateau est taillé d’un bloc en calcaire de basse qualité, plein de pores; il lui manque la face supérieure ou il n’a jamais possédé un canal pour monter l’argan.

- Un cylindre en calcaire compact blanc avec un trou à l’extrémité brève (l’autre extrémité brève est coupée) pouvait servir à compacter et broyer les olives dans un bassin circulaire ou carré. Les mesures du cylindre: longueur max. conservée de 0,5 m, Ø ext. de 0,36 m, encoche circulaire lissée du côté bref: Ø 0,24 m, Ø du fond 0,06 m; prof. 0,08 m.

- Deux pressoirs étaient installés dans la cité sur la pente nord (deux trous carrés taillés dans la roche) et trois sur le plateau (contrepoids épars).

-Une conduite pour l’eau en forme d’entonnoir est déposée proche du secteur nord-est de la forteresse byzantine. Un caniveau semble in situ dans une fontaine à mi-côte au-dessus des thermes. Un chapiteau trapézoïdale avec deux encoches destinées au logement des poutres que le chapiteau devait soutenir est inséré dans le mur à sec d’un gourbi à mi-côte. Dans le même mur du gourbi est inséré un autre caniveau similaire au premier décrit ci-dessus. Un troisième exemplaire se trouve proche des pièces derrière la ferme coloniale. Le cimetière moderne au nord-est du site comprend la Mzara de Sidi Midoun.

Mobilier

On compte un fragment de catillus en lave rouge de Mulargia, presque la moitié de la clepsydre, déplacé dans le gourbi près de la ferme coloniale et deux fragments de meules manuelles courantes, l’un en lave noire, l’autre en calcaire coquillier jaune.

Citazioni sito

Ferchiou 1990, 240-242, Fig. 7 avec légende erronée: lire Téboursouk au lieu de Testour

Carton 1895, 100-103.

de Vos and Attoui 2013, 127.

Ferchiou 1990, 240 - 243 et Fig. 7.

Bibliografia

Carton, L. B. C. (1895). Découvertes épigraphiques et archéologiques faites en Tunisie (région de Dougga). Paris: Leroux. Bibtex
de Vos, M. and R. Attoui (2013). Rus Africum. Tome I: Le paysage rural antique autour de Dougga et Téboursouk: cartographie, relévés et chronologie des établissements. Bibliotheca Archaeologica, 30. Bari: Edipuglia. Bibtex
Ferchiou, N. (1990). «L’habitat fortifié pré-impérial en Tunisie antique: aperçus sur la typologie des sites perchés et des sites de versant, illustrés par quelques exemples». In: Carthage et son territoire dans l’antiquité, Coll. Afrique du Nord IV. 1, Strasbourg 1988. Paris, pp. 229-252. Bibtex

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