Toponyme

Aïn Doura

Emplacement

36.42° N, 9.216° E, h. 549 m.

Pente sud du kef Dougga.

Description

Les citernes ont une forme trapézoïdale et sont composées de quatre pièces (camerae) dont trois rectangulaires et parallèles et une autre perpendiculaire au nord des trois premières. La capacité nominale de cette deuxième et dernière citerne de l’aqueduc de Ain Hammam est de 2.627.469 m3.1

Les trois chambres accolées parallèles couvertes d’une voûte en berceau, sont en communication les unes avec les autres à travers les arcs des deux murs intérieurs sur lesquels repose la voûte. Chaque chambre dispose d’une grande fenêtre en arc dans la lunette du court mur sud. Ces fenêtres assuraient le système de ventilation. Les murs sont composés d’un noyau en opus caementicium revêtu en opus vittatum, interrompu par une assise de gros blocs carrés à l’imposte de la voûte, les angles sont également composés de gros blocs de taille. Les rouleaux des arcs sont en moellons longs et étroits de calcaire, la clef de l’arc est formée par un bloc biseauté. L’intérieur des chambres a été imperméabilisé par un revêtement d’enduit étanche de tuileau.

 

[1] Baklouti 2013, 120, note 66.

Citations site

Baklouti 2013.

Baklouti 2008, 175.

Carton 1897, 63:

"Elles comprennent cinq compartiments. En forme de parallélogramme, celles-ci sont formées par trois voûtes en berceau accolées, mais qui, au lieu de reposer à l’intérieur sur des cloisons pleines, sont supportées par de larges arcades. Sa capacité était d’au moins 2.280 mètres cubes. La présence de l’eau dans le sol m’a empêché d’atteindre le fond de ce réservoir, mais la fouille que j’y ai faite est descendue jusqu’à 5m50 sans le rencontrer."

Carton and Denis 1893, 161, note 2:

"Ces citernes ne sont pas, comme les autres, formées de compartiments séparés par des cloisons. Ces dernières y sont remplacées par des piliers supportant une série d’arcades sur lesquelles repose la voûte en berceau de chacune des trois divisions. De plus, trois fenêtres sont percées dans la face S.-E. de la construction. Du côté opposé, les arcades sont remplacées par des murs pleins, à hauteur desquels les trois grandes voûtes en berceau s’arrêtent contre un mur vertical, qui repose sur trois petites voûtes en berceau, dont l’intrados est au milieu de celui des arcades supportées par les piliers et dont l’axe correspond d’autre part à celui des grandes voûtes en berceau. Il en résulte que la longueur des citernes est moindre à leur partie supérieure qu’au-dessous de la naissance des arcades. La distance du sol à la partie supérieure des piliers est de 5m50 au minimum."

de Vos, Attoui and Battisti 2013, 59-61.

Bibliographie

Baklouti, H. (2013). «L'eau à Dougga (Thugga): les citernes dites d'Äin Ed-Doura: étude archéologique». In: Africa 23, pp. 103-42. Bibtex
Baklouti, H. (2008). «L'alimentation en eau de Dougga (Thugga). Sources, aqueducs et réservoirs publics». In: Africa 22, pp. 139-76. Bibtex
Carton, L. (1897). Essai sur les travaux hydrauliques des Romains en Tunisie. Tunis. Bibtex
Carton, L. B. C. and C. Denis (1893). «Notice sur les fouilles exécutées à Dougga». In: Bulletin trimestriel de géographie et d’archéologie de la Société de Géographie et d’Archéologie de la Province d’Oran 13, pp. 155-62. Bibtex
de Vos, M., R. Attoui and A. Battisti (2013). Rus Africum. Tome II: le paysage rural antique autour de Dougga: l'aqueduc Äin Hammam-Thugga, cartographie et relevés. Bibliotheca Archaeologica, 34. Bari: Edipuglia. Bibtex

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